Vulnérable

C’est le mot qui a émergé des dernières séances, séances poussives dans lesquelles je me demandais ce que je venais faire, ce que j’allais bien pouvoir raconter de neuf.

J’étais comme bloquée.

Parce que les sujets se suivent et restent pour certains sensibles : le divan dont je parle et je reparle faute de réussir à m’y allonger avec la question de l’absolu, comme ce non qu’elle m’oppose sans que j’aie vraiment réussi à l’entendre. J’ai fait de nouveaux liens avec cet impossible auquel son non me renvoie, et plus encore avec ses explications que je suis censée avoir comprises et intégrées. Me ramenant aux années où je devais accepter des choses désagréables parce que j’étais une petite fille raisonnable, alors que non, je n’en avais pas envie et que non, je ne comprenais pas. Lire la suite

AVIS DE RECHERCHE SUR LOIRE-ATLANTIQUE — Le dessous des mots

Une fois n’est pas coutume, mais si vous pouvez aider Iotop/Max Louis à retrouver son frère, n’hésitez pas, merci

Ce n’est pas le genre de ce blog, mais voilà … la famille avant tout. Mon frère aîné a disparu depuis le 10 janvier 2020. Toutes les recherches sont restées vaines, pour l’instant. Je souhaite faire partager ce flyers sur les réseaux et si vous pouvez le faire aussi faites-le. Vous remerciant par avance de […]

via AVIS DE RECHERCHE SUR LOIRE-ATLANTIQUE — Le dessous des mots

Le transfert, encore

« Chacun a l’idée que la conceptualisation et le maniement du transfert appartiennent au champ de la psychanalyse et singularisent celle-ci. Chacun conçoit aussi que le transfert, quand il se produit, concerne ce qu’éprouve un patient pour son psychanalyste, et ce qu’il rejoue ainsi des liens affectifs de son histoire. Mais sait-on vraiment que la psychanalyse est essentiellement une expérience, une rencontre d’amour ? Il faudrait écrire une rencontre d’amours au pluriel, puisqu’il s’agit de deux amours qui à la fois se lient et se différencient, celui du patient et celui du psychanalyste.

On ne parle pas souvent de l’amour du psychanalyste. Pourtant, c’est parce qu’un authentique terrain d’amour est offert à la parole d’un sujet que tout peut commencer. « Au commencement de l’expérience analytique, fut l’amour », a énoncé Lacan au début de son séminaire de 1960-1961. « Au commencement de la psychanalyse est le transfert », a-t-il écrit par ailleurs. Ainsi, il y a coïncidence de la psychanalyse et de l’amour autour du transfert : amour présent, amour réel, entre un patient qui choisit son analyste,et l’analyste qui choisit son métier, dont il sait qu’il mettra forcément en jeu son amour.

C’est en cela que le transfert concerne les deux membres du lien, dans une rencontre réciproque, mais non symétrique. Il y a choix d’amour de part et d’autre, mais nécessaire disparité des positions, de la manière d’aimer. L’amour du patient. est engagement, dans la mesure où il engage dans sa parole les affects de son être, les empreintes de son parcours, les figures, parfois les fantômes, de son histoire, les impasses de sa vie, puis l’invention de ses issues. L’amour de l’analyste est renoncement – « lien d’abnégation », dit Lacan –, puisque son amour implique, précisément, d’empêcher que le patient aussi bien que lui-même ne se perdent dans l’amour. Assumant l’amour vrai du transfert, l’analyste maintient l’écart entre les risques d’une relation duelle aliénante, aux conséquences catastrophiques, et une rencontre d’amour réussie, au sens de l’analyse comme terrain d’amour offert aux mutations du sujet.

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(de « La Vie augmentée : Comment la psychanalyse change une vie » par Sabine Callegari)

Bilan de cinq années de blog

Il est de coutume en début d’année de s’arrêter/faire un pas de côté pour réaliser un bilan à froid des mois passés.

Le moment s’y prête d’autant plus que les fêtes de fin d’année sont pour moi une période assez redoutable de remise en question, que mon analyste m’a lâchée pour ses vacances et que j’ai donc le temps nécessaire pour ce rembobinage arrière. Lire la suite